Position de l’ANCCAS sur la refonte du diplôme de Travailleur Social

Position de l’ANCCAS sur la refonte du diplôme de Travailleur Social

Refonte du diplôme de travailleur social

 L’ANCCAS constate que la réforme porte clairement l’ambition d’un décloisonnement des pratiques, et d’un renforcement de la coordination des politiques sociales. Si cette orientation se situe dans la continuité des différentes réformes engagées précédemment, elle est également en cohérence avec les modalités d’intervention des CCAS/CIAS, qui ont la charge d’une mission générale de prévention et de développement social. Les CCAS ont, par ailleurs, largement démontré leur capacité et volonté d’intervention autour d’outils et d’instances de coordination des acteurs.

La réforme du travail social peut se résumer en 4 axes :

1 / Améliorer la participation des personnes en reconnaissant leur « expertise d’usage ». Il est indéniable que les CCAS/CIAS, et les travailleurs sociaux y travaillant, pourront tout à fait être désignés comme « référents de parcours », en fonction de leur connaissance des situations et de leur capacité confirmée à animer les réseaux de partenaires.

2 / Promouvoir le développement social et la coordination des politiques publiques : là encore, les CCAS/CIAS pourront mettre en avant le travail en réseau auquel ils contribuent, de manière pluri-professionnelle ou pluri-institutionnelle. L’ANCCAS souscrit tout à fait à l’implication attendue, la sensibilisation à la notion d’investissement social, au développement du plan numérique permettant l’étendue de la mise en place du dossier unique, les expériences d’innovation public/privé. Une attention particulière, reposant sur la législation, mais aussi sur la confiance réciproque s’installant sur du moyen terme entre partenaires, devrait permettre de lever les craintes autour du secret professionnel et surtout du secret partagé.

3/ La revalorisation des métiers du social dans la fonction publique. Un bon équilibre et une bonne intégration des différents corps de métiers (AS, CESF, éducateur, etc…) ayant un socle commun, pourront permettre une complémentarité et une prise en charge partagée pour les usagers. Cette avancée pourrait être complétée par l’élaboration d’un plan de formation pluriannuel, en direction des personnels déjà en place, permettant de les accompagner dans cette réforme (au même titre que les formations professionnelles, type DPC, à destination des personnels soignants par exemple). La perspective d’évolution des grades vers une reconnaissance en catégorie A ne peut que favoriser la reconnaissance d’un travail de plus en plus difficile et polyvalent. Néanmoins cette perspective devra aussi être étudiée sous l’angle financier et sur le coût que cela engendre, notamment dans un contexte budgétaire contraint.

4/ L’organisation d’une gouvernance territoriale du travail social.  Il est redonné pleine et entière compétence aux départements et notamment aux préfets de département pour mettre en place des observatoires du travail social. Il est important que les CCAS/CIAS, forts de leur expérience en matière d’ABS notamment, doivent être des interlocuteurs incontournables sur ces champs et sur les définitions stratégiques envisagées autour d’actions en matière de développement social.

La place de l’ANCCAS, celle de l’UNCCAS, au même titre que l’ADF est donc indispensable dans la déclinaison des différentes actions autour de cette refonte et dans l’élaboration des textes réglementaires s’y afférents.

Isabelle VATINEL

Vice Présidente ANCCAS

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